top of page

Je suis les trois. TSA. TDAH. Surefficient. Et alors ?

  • Photo du rédacteur: Georges Gallien
    Georges Gallien
  • 5 mai
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 juin

Je n’entre pas dans une case.  J’en traverse trois.  Et je les brûle, sans renier aucune.
Je n’entre pas dans une case. J’en traverse trois. Et je les brûle, sans renier aucune.

TSA : Je ressens l’ordre comme d’autres respirent.

Chaque imprécision est une fissure. Chaque non-dit, une agression. Le monde m’use quand il devient flou. Mais je vois les structures invisibles. Je lis ce que d’autres ignorent.


TDAH : Mon feu est réel.

Je peux lancer cinq projets en une nuit. Puis m’effondrer si aucun ne vibre encore. Mon cerveau accélère quand les autres freinent. Mais je suis aussi capable de créer des ponts entre des idées que personne n’aurait reliées.


Surefficient : Je suis né avec le radar allumé.

Je ressens avant de comprendre. Je comprends avant de parler. Je parle… parfois trop tard. Et ce monde ne sait pas toujours quoi faire de cette intensité contenue dans un silence.


Je ne suis pas un mélange. Je suis un mécanisme sacré, un assemblage précisqui ne fonctionne bien que dans la vérité.


Pas besoin d’étiquette pour briller. Mais parfois, il faut nommer pour cesser de douter.

Malheureusement pour moi, l'histoire de ces 3 troubles ont des dates qui ne me correspondent pas : Le TSA est décrit pour la première fois en 1943 par Leo Kanner dans "Autistic Disturbances of Affective Contact". Hans Asperger décrit ce qui deviendra plus tard le syndrome d’Asperger en 1944. Arrivée en France en 1960-1970 mais  la diffusion réelle du concept “autisme” et la prise en compte dans les classifications (DSM, CIM) arrivent en France dans les années 1980. Les psychiatres et psychologues gardent la description de l'autisme selon les classifications DSM et CIM durant les années 2000. Le TDAH est évoqué en 1902 par Sir George Frederic Still. L’expression “ADHD” (Attention Deficit Hyperactivity Disorder) apparaît dans les années 1980 dans le DSM-III. Arrivée en France  en 1980-1990 avec la diffusion des classifications DSM.

Reconnaissance officielle tardive : popularisation réelle du diagnostic dans les années 2000. La Surefficience, Christel Petitcollin introduit le terme “surefficient mental” en France, dans ses ouvrages et conférences en 1999. La notion de “surefficience mentale” est apparue directement dans la littérature française à la fin des années 1990. Mais c'est un concept propre à la francophonie, pas de reconnaissance dans les classifications internationales. Bien que les ouvrages de Christel Petitcollin soient traduit dans plusieurs langues. Ce qui fait que durant les années 2000 à 2010, mon psychiatre, l'un des meilleurs de Paris, ne m'a pas diagnostiqué TSA + TDAH + Surefficient.


Cela ne m'a pas empêcher de vivre une vie heureuse, de trouver une charmante épouse, de fonder une famille, de faire des études avec la non reconnaissance de l'époque et de "réussir" une carrière et de recommencer ma vie professionnelle 2 fois et une fois dans un pays étranger.

Et si être trois fois trop…… c’était exactement la bonne clé pour ouvrir ce monde qui résiste encore ?




Commentaires


bottom of page